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Mondial Pupilles : Une histoire de mixité

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Le Télégramme le 30/05/2019

 

Camille Abily (au centre) avec des footballeuses quimpéroises.

 

 

Camille Abily est la marraine de l’édition 2019 du Mondial Pupilles qui a commencé ce jeudi. La Rennaise d’origine a pris sa retraite sportive de footballeuse internationale l’an passé. Elle est aujourd’hui coach des équipes féminines U14/U15 à l’Olympique Lyonnais, le club où elle a passé l’essentiel de sa carrière, et consultante pour la télévision.


« Le football féminin est presque banalisé, constate Camille Abily. De nombreux pays ont bien évolué sur le sujet. La France est d’ailleurs très bien placée avec 180 000 licenciées alors qu’elles étaient seulement 50 000 il y a quelques années. Le football féminin reste pourtant une cause à défendre. La Coupe du Monde qui débute le vendredi 7 juin va y contribuer. C’est un moment primordial qui apportera une importante visibilité ». Camille Abily a été sollicitée pour commenter les matches sur TF1. « Je travaille déjà pour M6/W9. Je dois d’ailleurs rentrer à Paris ce vendredi pour commenter le dernier match amical de l’équipe de France contre la Chine avant le début de la Coupe du Monde ». La marraine 2019 sera de retour à Quimper dès samedi.

Question foot féminin, la France est très bien placée : 180 000 licenciées aujourd’hui alors qu’elles étaient seulement 50 000 il y a quelques années.


Gars et filles séparés


Seize équipes féminines sont réparties pour ce Mondial Pupilles entre les deux centres de Quimper et Fouesnant. Le Mondial féminin a été inauguré en 2013, 27 ans après son homologue masculin. Il se joue dans les centres de Quimper et Fouesnant (plus Ergué-Gabéric en 2020). Les féminines sont représentées dans trois tranches d’âge (U12, U13, U14) soit des joueuses âgées entre 11 ans et 13 ans. Pour les gars, le niveau pupilles comprend les U12 et U13 (11 et 12 ans). Gars et Filles vivent donc leur Mondial Pupilles séparés. Pourtant la question de la mixité reste ouverte. Réglementairement, une fille de 13 ans peut jouer dans une équipe de garçons. Et jusqu’à 16 ans, des équipes de filles peuvent affronter des équipes masculines. Ce n’est qu’au-dessus de cet âge que les filles doivent jouer contre d’autres filles.


Des équipes mixtes où filles et gars se côtoieraient, c’est plus difficile dans un tel tournoi vu les différences de niveau
Mixité lyonnaise
La marraine 2019 de l’événement aurait des choses à dire sur le sujet. De 6 à 14 ans, elle était la seule fille de son équipe à Bruz, près de Rennes. À l’Olympique Lyonnais, elle a rencontré un club très actif dans la mixité. « Notre équipe filles U15 est la seule dans un championnat où il y a uniquement des équipes de garçons », dit Camille Abily. « Et nous sommes actuellement cinquièmes sur douze ». Mieux, cette saison, une dérogation a été obtenue pour aligner cinq joueuses âgées de 16 ans avec les U15 garçons.
Les équipes du Mondial Pupilles pourraient donc être mixtes ? Camille Abily est réservée. « Des équipes mixtes où filles et gars se côtoieraient, c’est plus difficile dans un tel tournoi vu les différences de niveau » estime-t-elle.
La coach lyonnaise estime que pour ses quatorze joueuses venues à Quimper, le Mondial féminin sera une découverte. « Elles sont habituées à être confrontées à des gars, pas des filles. Je ne connais pas bien le niveau des autres équipes féminines de cet âge. Cela nous permettra donc de voir où on en est » dit-elle.

En attendant, Camille Abily a déjà repéré la présence des Nantaises (lire en encadré ci-dessous) sur le terrain quimpérois, ce jeudi. Elles font partie des prétendantes au titre. Titre que les Lyonnaises ont déjà remporté en 2013 et 2017. En fin de journée, celles-ci avaient assis leur suprématie en battant les Nantaises 3-1.
Le cas nantais

Reste que les championnats pourraient fonctionner avec des équipes mixtes. Le règlement le permet. Mais c’est rarement le cas. Nantes a essayé de le faire, sans suite. L’histoire est révélatrice. Les U15 féminines du FC Nantes ont marqué 95 buts en trois matches en début de saison l’an passé dans leur championnat féminin. Cette domination déstabilisant les autres équipes féminines, les dirigeants ont demandé que l’équipe rejoigne un championnat de garçons car il faut de l’adversité pour progresser. Cela a été refusé par le District. L’équipe a cependant été retirée du championnat féminin et joue contre des gars mais seulement en amical. Pour leur premier match face à des garçons, les Nantaises ont d’ailleurs gagné 3 buts à 0. La situation n’est donc pas totalement satisfaisante dans un environnement du football féminin qui n’est pas encore suffisamment équilibré.

© Le Télégramme https://www.letelegramme.fr/finistere/quimper/mondial-pupilles-histoires-de-mixite-30-05-2019-12298978.php#QL10oBfAOSzHILxk.99

 

 

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